Arrivé la veille à Reims, chez Olivier et Peggy. On a récupéré nos dossart en passant.
Pas la grande forme, toujours cette %*$£@§ de crève.
Une petite glut, une grosse platrée de pâtes, et au plumard!!!!
Le lendemain, réveil à 8h00
On discute tranquille autour d’un café, en mangeant tranquillement notre gâteau, pas de stress.
Dernières préparations, on s’habille, on rempli les gourdasses, on ajuste les tenues.
Bien obligé de se rendre à l’évidence, on n’as rien oublié, et on est prêt!
On sort à 10h05, direction le point de départ, en trottinant tranquillement.
Fait un peu frisquet, mais ça passe largement en short et sweat léger manche longue.
Et on arrive au point de départ…
Tout est bien indiqué, on récupère même des surtout en plastique aux couleurs de Reims à toute jambe, pour éviter de trop se refroidir (On avait tout de même prévu nos sacs poubelle, nettement moins top mode…), et on se dirige vers notre meneur, ou plutôt notre meneuse d’allure, reconnaissable à son ballon vert.
A 10h35, c’est parti!!!
ça démarre fort à mon goût, et le temps relevé au premier kil confirme l’impression.
Je grogne un peu, mais je suis quand même pour le moment.
En fait, nous comprenons au premier ravitaillement, ou on temporise un peu de manière à laisser le temps à tout le monde de passer au stand.
Au fur et à mesure, on se fait à l’allure, et on se met dans le rythme du groupe sans aucun soucis.
On dépasse les 10 kils, puis arrivent assez rapidement les 15. Tout va bien, tout est nickel, aucune douleur nulle part pour moi. Pour Olivier, un petit soucis de mollet commence à faire son apparition, mais ça n’as pas l’air de le gêner plus que ça.
On se sent bien en fait. Le paysage est sympa, les bords de route sont pleins de gens qui nous applaudissent, et de gamins qui nous tendent les mains et nous encouragent. Super ambiance. Vraiment.
17/18 kils. On se sent tellement bien, qu’on commence à commettre notre grosse erreur…
On a beau se l’être répété moult fois : Même si ça roule et qu’on se sent bien, ne pas accélérer, ne pas tomber dans le piège, garder l’allure.
ça ne loupe pas: Petit à petit, on se détache un peu du groupe 4h00, jusqu’a prendre presque un kil d’avance. Grosse, grosse erreur…
Le passage du semi se fait dans de bonnes conditions, tout est pour le mieux.
Les 25 ensuite, idem.
Mais vers les 27…
Une petite douleur musculaire se déclare sur le dessus de la cuisse. Je ralentis juste un poil, mais si elle n’augmente pas, elle est toujours là. Olivier, lui, gère comme il peut sa douleur au mollet. Déja, on fait des plans sur notre séparation qu’on sent proche.
Viens le ravito du kil 30 (Si j’ai bon souvenir). La douleur est toujours là, et deviens plus vive. Je perd de vue Olivier. Sans modifier la foulée, je me retourne deux ou trois fois, mais impossible de le repérer, alors qu’on amorce un long faux plat. C’est fini, on se retrouvera à l’arrivée.
Je continue, mais c’est de plus en plus dur, le mur des 35, je viens de le prendre après à peine 30 kils!!!
Je sais que tôt ou tard, je vais devoir me mettre à marcher, et je recule l’échéance: “Ne te met pas à marcher avant les 35, après, on verra!”
Raté, je crois, vu qu’il me semble avoir marché dès le km 34. Pas longtemps, mais marché quand même…
La suite, et jusqu’a l’arrivée, c’est l’alternance: Course, et marche dès quie ça monte un peu.
Un monsieur qui n’as pas forcément l’air très jeune me dépasse. Je l’accroche, et on cours ensemble quelques temps, en discutant. Je fini par lui poser la question: “Quel âge avez-vous, si ce n’est pas trop indiscret?” “J’ai 68 ans!” Boum!!! Du coup, je lui présente mes respects!!!
Un dernier ravito, ou je prend un peu plus mon temps. je sais déja que je peux oublier les 4h00. Le dernier kil arrive. Nom de Zeus, une montée!!! Sur ce coup là, ils m’ont eu au moral!!!
Je reprend ma foulée au sommet, et je fini les dernières centaines de mètre en courant tranquillement.
Fini!!!
je viens de finir mon premier marathon, en 4h12!!!!
Je suis heureux!!!!!
Remerciement, en particulier à Peggy qui à assuré la log avant, pendant et après la course.
Sans oublier les supporters, Jules, Geoffrey, Nicolas, encore Peggy, sa maman et son beau père.
PS: J’allais oublier mon partenaire, Olivier, sans qui je ne me serais peut être jamais lancé ce genre de défi.